La Brève du mois

Brève septembre 2019

Alors que vient d’être inauguré l’atelier Eiffel restauré, voici une photo prise au moment de la pose de la charpente métallique dite Eiffel. Venant après la construction du noyau primitif (1894-1897) dominé par l’atelier à étages (3 niveaux), cette vaste halle en rez de chaussée comprend alors 12 travées de 40 m de longueur sur 5 m de largeur. En 1907, les travées sont portées à 60 m. Et en 1930, 4 travées sont ajoutées, soit une superficie de 4 800 m².

Cet atelier se distingue par son toit en dents de scie, une succession de sheds couvrant les travées selon le même principe : un versant vitré à pente verticale orienté vers le nord, et un versant moins incliné recouvert de tuiles mécaniques et des lanterneaux pour l’aération. L’ensemble repose sur une charpente métallique constituée d’un assemblage de fermes de treillis rivés qui ne repose que sur 6 piliers centraux et les murs latéraux. A Levallois-Perret, l’usine-mère, l’un des bâtiments avait une charpente identique construite par les Ateliers Michelin. A Mézières, on ne connaît pas le constructeur. Sauf à penser que cela aurait pu être l’œuvre des établissements Blairon.

Brève juillet 2019

Dans l’article de l’Ardennais (édition du dimanche 30 juin) est relaté l’incendie qui a touché un des bâtiments du noyau historique édifié entre 1894 et 1897, le Trapèze.  A l’origine, c’était un atelier de nickelage.

Grâce à l’avertissement rapide d’un riverain et à l’intervention efficace des pompiers,  la structure de l’immeuble a été préservée. Ce  qui est l’essentiel. La plupart des éléments en bois (fenêtres, portes, escalier intérieur) sont inutilisables et devront être remplacés mais ils auraient certainement dû l’être pour les utilisations envisagées de ce bâtiment. Le fait que le plancher et que le toit en terrasse soient en béton armé a aussi contribué à la préservation de la structure ce qui n’était pas le cas de l’ancienne fonderie qui avait été totalement détruite en décembre 1908 car constituée pour une grande part de bois.

Clément Bayard l’avait bien compris puisque pour le bâtiment dit magasin général, construit à sa place en 1909, tout était en béton armé, recouvert à l’extérieur d’un parement de pierres de taille pour être en harmonie avec les autres bâtiments.